Reste la beauté de ces pièces très rares et souvent en très mauvais état et surtout le charme désuet de la belle époque.
Par opposition, on découvre la présence
de simples lettrages émaillés en couleur sur d'autres pièces.
Dans les exemplaires arrivés jusqu'à nous, on dénombre
des 1 litre blanc ou de couleur, des 1/2 litre ou plus rares des 33 cl. En
plus de l'esthétisme, on peut rapprocher cette technique, de l'apogée
de la publicité par l'émail (de 1910 à 1930).
N'oublions pas que ces siphons se trouvaient dans les cafés à
la disposition des consommateurs et qu'ils étaient entourés
de diverses publicités pour les apéritifs et autres alccols
(Kina Lillet, Byrr, Mandarin, ...)
Les plaques émaillés fleurissaient
partout; donc, c'est tout naturellement et logiquement que cette technique
est apparue sur les siphons, tables de bistrot et autres objets de bar. Sans
nul doute que les brasseurs ont vu dans cette technique un moyen de se démarquer
de la concurrence et de mettre ces siphons en valeur par rapport aux autres
bouteilles plus anodines, par l'apport de couleurs dans le graphisme.
Les seules traces sur les techniques d'émaillage de l'époque
sont celles utilisées pour les plaques publicitaires.
Celles-ci étaient portées à forte température
pour la fixation des couleurs. Il est fort peu probable que la même
technique a été utilisé pour les siphons.